Le blogue du Goupil et de ses amis !

Le blogue du Goupil et de ses amis est le porte-voix des initiatives culturelles et artistiques qui poussent de-ci de-là dans le très proche environnement de la maison du Goupillou. Il annonce ou rend compte, il est précis ou évasif, fait la part belle aux mots, aux sons et aux images. Il est un espace de liberté autant que d’information.


02 11 2022

Le 22 octobre dernier, le New-York Times proposait à ses lecteurs un conseil de lecture qui nous honore, nous la maison du Goupillou. Imaginez que l’écrivaine dont ce journal est dithyrambique n’est autre qu’Elisa Shua Dusapin, en résidence à la maison du Goupillou. Nous rosissons de plaisir ! Et surtout, nous sommes plus que ravis pour Elisa Shua Dusapin. RAVIS !


29 10 2022

Ce 30 octobre, Elisa Shua Dusapin est revenue ! Un deuxième mois de résidence, (je n’ose écrire un second !). Un mois d’écriture pour elle avec en ligne de mire un nouveau roman et... pour elle, nous et vous, une journée de partage le dimanche 27 novembre... bientôt, tous les détails.
Elisa, nous te souhaitons, inspiration et bien-être !
© Arnaud Galy - maison du Goupillou
#francophonie #ecrivainsuisse #dordogne #littérature #residenceartistique



25 10 2022

Public enchanté pour film enchanteur, dimanche à la salle Alcide-Dusolier au Château de Beaurecueil-Forge de la poésie. En présentant dimanche Goodbye Petruchka son premier long-métrage, la jeune réalisatrice étasunienne Nicola Rose (34 ans) a donné à voir un film à la trame tendre discrètement faufilée de cruauté.

Comment cette « espoir » du cinéma s’est-elle posée au Périgord Vert ? Par la grâce des réseaux la « Maison du Goupillou G748 » tenue par Arnaud Galy et Nelly Vranceanu et située à un jet de flèche du Château de Beaurecueil. Cette maison est consacrée aux résidences d’auteurs et d’écrivains.

De nombreux spectateurs ont donc sauté sur l’occasion de voir un film tout chaud sorti du four et de discuter en direct avec sa réalisatrice.

Et ils n’ont pas été déçus du voyage offert par ce film frais comme un bonbon à la menthe, friandise qu’une main grand-maternelle vous glissait dans la menotte à l’abri du regard des parents soucieux de la santé bucco-dentaire de leur progéniture.

L’Albatros du patinage
Goodbye Petruchka (en version originale sous-titrée en français) évoque et confronte deux destins. Claire, jeune marionnettiste, qui va vivre son premier amour avec tout ce que cela suppose de tourments, allers-retours des sentiments, petites trahisons et grands chagrins que dissipent les éclats de rire. Et Thibaud, étoile du patinage artistique, qui vient de raccrocher ses lames au vestiaire. Après avoir vécu des années à l’abri de sa bulle de sportif professionnel, le voilà aussi emprunté dans la vie quotidienne que l’Albatros du poème de Baudelaire.

D’autres personnages entrent dans la danse comme les insupportables mères de famille de la bourgeoisie parisienne qui emploient Claire comme jeune fille au pair et la traitent avec le mépris des parvenues du Ve arrondissement, leur progéniture perverse et surexcitée, les employées de réception revêches et absurdes dont les multiples visages sont joués par une seule actrice. Surtout, ne pas oublier la meilleure amie de Claire, une pétulante hypocondriaque, très encombrante mais dont la folie est parfois traversée de sagesse.

Emploi maîtrisé des marionnettes et de l’animation
Claire fourmille de projets dont un spectacle sur glace. La jeune fille tente de convaincre Thibaud d’y participer. Retrouver les patins au risque de faire ce match de trop que redoutent les boxeurs ? Lâcher la banque qui l’emploie et sa petite amie, aussi ennuyeuse et stable l’une que l’autre ? Ne divulgâchons rien par d’intempestives réponses.

L’une des réussites de Goodbye Petruchka tient dans deux éléments bien maîtrisés : d’une part, l’habile utilisation des marionnettes (Nicola Rose fut marionnettiste professionnelle) comme prolongement de la personnalité de Claire ; d’autre part, l’emploi des dessins animés qui interviennent dès qu’il s’agit d’illustrer les sentiments intérieurs des protagonistes.

Certes, le scénario mériterait d’être resserré au milieu de l’intrigue où l’on sent une légère baisse de tempo dans la narration. Toutefois, ces défauts de jeunesse ne sauraient occulter la performance de la réalisatrice qui nous a donné une oeuvre émouvante et drôle ; bref un film qui nous a fait du bien.

Jean-Noël Cuénod (Beaurecueil, Forge de la poésie)


25 10 2022

Goodbye Petrouchka projeté à la salle Alcide Dusolier
© Arnaud Galy - maison du Goupillou

Goodbye Petrouchka
Un certain cinéma américain, indépendant !

Une sensation anachronique s’est abattue sur la salle Alcide Dusolier, à la Forge de la poésie. Une sensation métissée d’ingrédients négligés par l’époque : une pincée d’apaisante lenteur, un zeste de drolatiques piques envers certains d’entre nous et une pelletée de poussières de lune.

Fichtre ! Quésaco ? Un film. 1 h 40 d’un OFNI* loin des univers Disney, Marvel et Pixar....

Parmi ces poussières de lune, Nicola Rose, New-Yorkaise francophone, ou plutôt Française de cœur née aux États-Unis par la facétie du destin. Nicola Rose est née dans une famille dont tous les membres ont entendu leur vie durant une phrase du genre... bon, quand est-ce que tu vas trouver un vrai boulot ? Un père et une sœur cadette dessinateurs de BD et une mère chanteuse lyrique. Nicola, par chance, n’a pas entendu ce genre de phrase quand elle leur a dit, voici une dizaine d’années, qu’elle voulait partir étudier le théâtre à Paris et qu’elle gagnerait sa vie comme marionnettiste. Les chiens ne font pas des chats.

La vie, les rencontres, les rôles dans des films, et des envies nouvelles l’ont fait dévier (pour un temps ?) de la marionnette et de la scène pour se consacrer à l’écriture et à la réalisation de films. Loin des standards du cinéma rouleau-compresseur tel que les Ricains savent imposer au monde bouché bée, Nicola Rose propose une histoire d’amour aussi tendre que fofolle, des personnages lunaires comme la poussière, du comique et des traits forcés droit sortis d’un spectacle de marionnettes ou d’une planche de BD, un choix musical sobrement classique cousu main. Tchaikovski, Debussy ou Saint-Saëns accompagnent Petrouchka.



Loin d’être une rêveuse obsessionnelle, la jeune femme affronte la jungle du milieu du cinéma, même indépendant, avec une constance et un engagement qui laissent pantois. TROUVER un budget, produire — sans le cigare qui sied à la fonction —, recruter une équipe de techniciens*, rencontrer et convaincre les comédiens, tourner, monter, post-produire, diffuser, penser aux versions sous-titrées, courir les festivals, poser tout sourire pour les photographes devant le panneau de logos des partenaires, promouvoir le film sur les réseaux sociaux et médias spécialisés... enfin, last but not least*, trouver le temps de venir à la Forge de la poésie, sur l’invitation de la maison du Goupillou. Là eut lieu la seconde projection non états-unienne.

Quel bonheur de voir la réaction des spectateurs, apaisés, émus, coooooool quoi ! Souvent, au moment des questions du public, un silence gêné écrase la salle. Briser la glace est délicat. Là, tout fut fluide. Pas de glace. Qui n’eut pas envie de papoter ou questionner Miss Rose ? Personne !

Bonne route Nicola Rose, l’indépendance a un prix, tous nous poussons avec toi pour que tu continues à vivre dans les étoiles... Goodbye Petrouchka et merci à toi d’être venue nous faire sourire et... couler une p’tite larme !

* Objet Filmé Non Identifié

* Message spécial pour les techniciens ; Hé Ho, les gars (surtout les gars), c’est Nicola qui vous engage et vous paie ! Elle sait ce qu’elle veut. Écoutez là. Parfois, vous êtes pénibles...

* En dernier mais pas le moindre


Nicola Rose et Christine Zwingmann, la réalisatrice et la chorégraphe en harmonie !
© Arnaud Galy - maison du Goupillou

17 08 2022

Mille mercis à Suzanne BOIREAU-TARTARAT pour avoir si bien capté l’esprit de la maison du Goupillou !
#littérature #francophonie #Cameroun #poésie #residenceartistique #dordogne #perigordvert #Brantôme #suisse #ecrivainsuisse #ecrivaincamerounais
https://www.bien-en-perigord.fr/une-langue-commune-pour-se-retrouver/


10 08 2022

Afrique et intelligence des liens
(... suite à l’acte poétique de Kouam Tawa, à Beaurecueil-Forge de la poésie.

Les poètes africains ont su conserver et parfaire l’intelligence des liens. Nous en sommes tissés, tous. Mais sur notre rive de la prospérité matérielle, nous en avons perdu la trame. Le poète camerounais Kouam Tawa nous incite à la redécouvrir. Cela s’est passé à la Maison du Goupillou et à Beaurecueil-Forge de la poésie, samedi dernier en Périgord Vert. Le public, envoûté, en a cru ses oreilles.

On appelle ce type de spectacle « performance  », resucée du franglais qui traduit mal ce dont il s’agit. C’est-à-dire d’un acte poétique. Un acte que l’on pourrait qualifier de « magique  » si cet adjectif n’avait pas été dévergondé par un usage aussi intense qu’inapproprié. Tout est magique, même un but de Mbappé. Donc plus rien n’est magique.

La magie, la vraie, est un processus de transformation du désir vers sa réalité.

Au cœur du verbe « faire »
Cette transformation a pour moteur l’acte poétique. Rappelons infatigablement l’étymologie du mot « poésie  » qui est tirée du verbe grec poiein soit en français « faire ». On compose des vers, on rédige des textes mais on fait de la poésie car cet acte dépasse celui d’écrire. Un poème s’écrit mais aussi se dit et se met en geste, en musique.

La poésie est créatrice de rituel en ce qu’elle créé un espace sacré contrairement à la prose, du moins celle qui ne porte pas en elle cette vibration propre à la poésie.

Par cette mise en rituel, la poésie forme un égrégore, cet être psychique qui émane de tout groupe humain, décrit par mains auteurs et surtout par le médecin et poète surréaliste et franc-maçon Pierre Mabille :

L’égrégore est (…) ce tout qui dépasse l’ensemble de ses parties, ce rassemblement d’individus qui donne naissance à une entité nouvelle et autonome (cf. Pierre Mabille, « Egrégores – Ou la vie des civilisations »- Egrégores Editions).

C’est donc en pleine conscience que Kouam Tawa a créé et partagé son acte poétique, tout d’abord à la Maison du Goupillou, sur la commune de Rudeau-Ladosse, puis à 800 mètres en contrebas, à la salle Alcide-Dusolier du château de Beaurecueil-Forge de la Poésie.

Rituel de l’eau
Avant de prendre parole, Kouam procède à un rituel de l’eau « trois gouttes par-ci, trois gouttes par-là, trois gouttes plus loin, neuf gouttes en tout ».

Ainsi ondoyés, les spectateurs – disons plutôt les participants – sont embarqués dans deux poèmes – Loin d’être loin et Gouttelettes – que le poète camerounais avait écrits, durant les deux nuits précédant ce partage, à la Maison du Goupillou où il a trouvé résidence d’écrivain ( belle présence également en ce lieu de la romancière franco-helvéto-corréenne Elisa Shua Dusapin).

Et nous voilà, sous la voix envoûtante du guérisseur Kouam, foulant en même temps la savane du pays Bamiléké et les sentiers moussus de la forêt périgordine.

« Loin d’être loin », en effet. L’eau qui a servi de baptême au partage poétique vient de la fontaine de Saint-Sicaire à Brantôme. La légende lui a donné le nom d’un enfant martyr, l’un des Saints Innocents tués par les soldats du roi Hérode au moment de la naissance de Christ Jésus.

Cette fontaine proche de l’Abbaye de Brantôme fut un lieu de pèlerinage, son eau étant censée rendre fécondes les femmes stériles et sains les enfants malades.

Un même goût salé…
La source de cette fontaine surgit-elle des rochers du Périgord Vert ou de la cruche de Kenmali ou de Touokm’si ? La femme qui se désole de son ventre infécond est-elle une paysanne d’ici ou de là-bas ? La mère qui oint de cette eau son fils malade prie-t-elle en occitan, en français ou dans l’une des 248 langues régionales du Cameroun ? Vaines questions. Toutes les larmes ont le même goût salé. Celles qui coulent aussi lorsque les réfugiés quittant l’Afrique sombrent en Méditerranée.

Le poète Kouam, par son verbe, fait vibrer chacun des liens qui tissent nos vies, la vie. Liens avec ceux qui ont rejoint la classe des ancêtres, liens avec l’arbre, la fleur, l’animal, le ciel, le soleil, la pluie, le proche, l’étranger, avec chaque homme, chaque femme, avec celles et ceux que l’on aime, celles et ceux que l’on aime moins.

Retrouver le sens de la parole
La mort n’existe que pour les malheureux qui ont coupé les liens ; pour les autres, pour Kouam et les poètes, elle fait partie du processus vital. Elle est la porte ouverte vers d’autres aventures.

Il reste à bien nommer les êtres et les choses, à l’instar de Kouam Tawa :

et je sais par vous
pères et mères
qu’une chose
est moins
ce qu’elle est
que ce que l’ont dit
qu’elle est
quand on le dit
avec des mots
qui vont au coeur
des choses
et pénètrent
le sens de la parole.

Kouam Tawa, ta voix résonne encore dans nos forêts, « loin d’être loin », disais-tu…

Jean-Noël Cuénod
Beaurecueil-Forge de la poésie

Texte également publié sur :
1.Médiapart
2. Tribune de Genève
3. Site perso


09 08 2022

© Arnaud Galy

Depuis 3 semaines, le poète engagé, Kouam Tawa, vit à la maison du Goupillou. Il écrit, rencontre et surtout donne bien plus qu’il ne prend. Son Cameroun, celui dont le Peuple camerounais dit : « Si on t’explique le Cameroun, si tu comprends c’est qu’on t’a mal expliqué », vogue de galère en galère. Son vieux crocodile de dictateur n’en finit plus de finir. Au pays, il se dit qu’après 40 ans de règne, l’indéboulonnable Paul Biya pourrait laisser sa place à un jeune crocodile en la personne de son fils. 40 ans de plus ? Comme les Tchadiens ?

Fatigué. Le peuple camerounais est fatigué. Fatigué d’être affamé, emprisonné, bâillonné. Fatigué d’être réduit à son ethnie, chanceuse ou malchanceuse : chanceuse est celle du président dictateur. Malheureuses sont les autres, toutes les autres. Sont-elles 200, 250 ? Autant que les langues qui elles sont 250... Le Cameroun est une faillite. Certes, pas pour tout le monde, les poissons qui nagent dans le marigot autour du vieux crocodile ne sont pas à plaindre.

Pendant ce temps, Kouam écrit, Kouam poétise, Kouam se souvient et se projette. Épée de Damoclès au-dessus de la tête, il marche sur un fil. Comment dénoncer les uns sans déraper, comment soutenir les autres sans être mis à l’ombre manu militari ? Comment marcher de résidences en théâtres à travers le monde francophone sans mettre ses pas dans l’ambiguïté et le tragique des histoires coloniales, comment servir son pays si on porte l’étiquette « soutenu par Paris », comment porter haut la voix du bas peuple et celui des discriminés si l’absence de porte-voix étouffe la parole ? Le point d’interrogation plane au-dessus de sa tête, comme Damoclès déjà cité.

Kouam écrit et poétise, au pays il met en scène. Pour les adultes afin que ces derniers se sentent accompagnés, pour les enfants, car il faut bien croire en quelques-uns, en quelque chose...

À la maison du Goupillou, Kouam Tawa hameçonne aussi. Les étrangers, les passants et les amis. Que son discours conte les us et coutumes de son chez lui, Bafoussam ; qu’il réinvente à grand coup d’imaginaire poétique ouest ou central africain la légende de la fontaine miraculeuse de Saint Sicaire à Brantôme ou qu’il métaphore sur les crocodiles, il conquiert les cœurs et les âmes.

Kouam écrit et poétise. Moi, je pense à Soleil inconnu, chanson écrite par les Blankass... Qui sait pourquoi ?

Il est de tout les pays sombres
Dans tous les livres de demain
De toutes les armées de l’ombre
On le connaît mal et si bien
Il est de tous les pays sombres
Et des départements voisins
Il a le regard d’une colombe
Dans les yeux une arme de poing

Dans les endroits toujours plus chauds
Dans les prisons rouges ou bien noires
C’est toujours par là qu’on peut voir
Le soleil inconnu

Gloire, gloire
Au soleil inconnu
Gloire, gloire gloire
Au soleil inconnu
Gloire, gloire
Au soleil inconnu

Celui qu’on retrouvera demain
Sur les tee shirts et les photos
Aujourd’hui cherche un peu de pain
Aujourd’hui va risquer sa peau

On peut toujours se prendre au jeu
Mais garder inscrit dans un coin
Que tous les portraits qu’on accroche
Sont imprimés sur du chagrin

Si on le fusille à l’aurore
D autres verront le jour ce soir
On peut quand même apercevoir
Le soleil inconnu

Gloire, gloire
Au soleil inconnu
Gloire, gloire gloire
Au soleil inconnu
Gloire, gloire
Au soleil inconnu

Il est de tous les pays sombres
Et des départements voisins
Il a le regard d’une bombe
Dans les yeux d’un joli gamin
Malgré l’obscurité
Et le visage caché
Il brille autant qu’un astre
Regarde le me dire
Rien n est jamais fini

Gloire, gloire
Au soleil inconnu
Gloire, gloire gloire
Au soleil inconnu
Gloire, gloire
Au soleil inconnu

Soleil inconnu
Blankass - 2005


29 07 2022

Dernière semaine de juillet. L’accablante chaleur des dernières semaines fait place à une météo qui autorise visites et balades. La maison du Goupillou prend tout son sens. Kouam Tawa, de retour d’Avignon via Paris est de retour et a repris ses « phosphoration » poétiques, quant à Elisa Dusapin, elle nous a rejoints pour quelques semaines avant de revenir cet automne pour une seconde session de travail. Son éditeur attend, l’attend !

Mais pour coucher sur le papier fruits et pépites, il faut savoir nourrir et hydrater son ciboulot et son imaginaire. Soit dit en passant, les imaginaires d’Élisa et de Kouam sont loin d’être déshydratés ! Ça fourmille, ça crépite, ça déborde entre animisme d’Afrique centrale, us et coutumes du Cameroun d’un côté et le mille-feuille franco-suisso-coréen de l’autre, les deux plumes résidant à la maison du Goupillou ne peuvent être qualifiées d’auto-centrées étriquées !

Bref, revenons à nos moutons... Les réveils sonnent de bonne heure et l’écriture se prolonge jusqu’en milieu d’après-midi. Rien ne doit venir troubler ce travail studieux autant qu’inspiré. Ensuite, quand vient l’heure du thé, il est temps de se dégourdir les jambes et les neurones. Mobilisation générale des amis locaux de la maison du Goupillou. Visite de la grotte du Jugement dernier à Brantôme, exploration des cluzeaux de La Rochebeaucourt et balade commentée au Repaire de la Vergne entre tour médiévale, pigeonnier et terrasse surplombant l’étang et la vallée de la Lizonne.

Merci à toutes et tous, Julie, Christian, Christine, Jean-Noël


Elisa Dusapin, Kouam Tawa et Nelly Vranceanu dans l’église du plateau d’Argentine à La Rochebeaucourt, 16.
© Arnaud Galy

22 07 2022



18 07 2022


Depuis le 14 juillet, Kouam Tawa occupe la chambre des Croquants. Jusqu’à fin août, ce poète, écrivain et dramaturge camerounais profite du calme, de la verdure et des fantômes indigènes pour mener à bien ses écrits. Bienvenue à lui et à son imaginaire fascinant. Il prend ses marques. Son apparente tranquillité cache une bouillonnante conviction que la poésie est une arme rare contre les injustices, les discriminations et les bosses. N’a-t-il pas animé des ateliers d’écriture dans des prisons ou plus récemment dans un hôpital psychiatrique ? Ici, le temps s’écoule pour lui. Privilège de goupils.


27 06 2022


Oui, nous le savons, nous vous avons fait attendre mais... le programme des résidences estivales est enfin bouclé. Et, quel été !

Acte 1

Grâce à la Fondation Michalski (lire message précédent) nous accueillerons un écrivain camerounais. Écrivain, que dis-je ? Homme de théâtre, poète, auteur de textes pour les enfants... nous avons l’immense plaisir de vous présenter Kouam Tawa.

Auteur dramatique, poète et metteur en scène, Kouam Tawa est né le 31 mai 1974 à l’ouest du Cameroun. Il réside dans sa ville natale et se consacre à la littérature, au théâtre et à l’animation des ateliers d’écriture. Il a obtenu le premier prix ACCT de littérature africaine pour la jeunesse, le prix poésie des lecteurs Lire et faire lire, et a été lauréat des bourses d’écriture de l’Association Beaumarchais, du Centre National du Livre, du programme « En quête d’auteurs » AFAA-Beaumarchais, de la DMDTS, du programme « Visa pour la création » de Cultures France, d’ARTCENA et du programme « Des mots à la scène » de l’Institut Français. 
Il a été en résidence d’écriture au Festival International des Théâtres Francophones de Limoges, au Triangle - cité de la danse de Rennes, à la Résidence d’auteurs dramatiques francophones en Valais, à la Résidence 10 sur 10 de Brunow (Pologne), au 104 (Cent Quatre), aux Récollets, à la Villa Bloch de Poitiers, au Collectif 12 à Mantes la Jolie et maintes fois à la Cité Internationale des Arts de Paris.
Il a animé des ateliers d’écriture et de dramaturgie dans une douzaine de pays de l’espace francophone et publié une trentaine de livres, la plupart étant pour la jeunesse. (Gallimard Jeunesse, Rue du monde, Tertium, etc.)

A lire, Kouam Tawa au Festival les Zébrures de printemps à Limoges (France)

Kouam Tawa résidera à la maison du Goupillou après avoir présenté un de ses textes au Festival d’Avignon le 11 juillet 2022.

Enfin, gardons pour la fin, ce qui pourrait passer pour notre « cuisine interne », mais pourquoi ne pas partager les recettes savoureuses. Au-delà de la Fondation Michalski, deux autres acteurs soutiennent la venue de Kouam Tawa à la maison du Goupillou : Les Francophonies, des écritures à la scène à Limoges qui a œuvré en coulisse pour nous faciliter la vie et La Chartreuse, Centre national des écritures du spectacle à Villeneuve lez Avignon. « Cuisine interne » épicée, non ?

Acte 2

Il a suffi d’un appel téléphonique de Jan Nowak (conseil d’administration de la maison du Goupillou) pour qu’Elisa Shua Dusapin soit partante pour s’installer en août puis à l’automne ici, dans notre cocon. Écrivaine franco-suisse, Elisa Shua Dusapin est née en Dordogne – quel hasard ! - et vit en Suisse où sa jeune carrière est en ébullition. Son Hiver à Sokcho ne vient-il pas de remporter le National Book Award* états-unien ce qui lui a valu une tournée américaine, mais pas que, aussi dense que nomade, de bibliothèques en librairies, de salons du livre en universités. Elisa Shua Dusapin viendra au calme, loin du récent tumulte où elle s’immergea, ici à la maison du Goupillou. Gageons qu’elle y retrouvera inspiration, créativité et tranquillité... A moins que son esprit vagabonde vers la Corée du Sud où Hiver à Sokcho deviendra œuvre de cinéma, réalisée par Koya Kamura et interprété, excusez du peu, par Rochdy Zem. De quoi vagabonder, non ?
Cela dit, nous sommes impatients et ravis de cette perspective. Un temps, Kouam Tawa et Elisa Shua Dusapin phosphoreront ensemble à la maison du Goupillou. Cette dernière prendra alors tout son sens ! Nous vous reparlerons de tout cela ! Avouez que cela valait la peine d’attendre un peu...

* 150 romans contemporains écrits dans 27 langues sont en « compétition »


13 04 2022


Aujourd’hui, permettez-nous d’être contents de nous ! Rassurez-vous cher(e) s ami(e)s de la maison du Goupillou, nul « enflage » de cheville à l’horizon, juste un moment de contentement. L’information date de quelques semaines, mais nous cherchions à la faire fructifier avant de l’annoncer : La maison du Goupillou est soutenue par un acteur « cinq étoiles » du monde des résidences d’écriture et de l’écriture en général : la Fondation Michalski, basée en Suisse.
Fin 2021, nous l’avions sollicité en expliquant notre initiative et nos « ambitions ». Nous avons été écoutés et entendus ! Quel bonheur de se savoir crédible par une telle fondation pour notre première année réelle d’existence. Nous avons donc le plaisir de vous dire que, grâce à la Fondation Michalski, nous accueillerons deux nouveaux auteurs, qui seront des autrices d’ailleurs, en plusieurs séquences entre le printemps et l’automne de cette année. À quelques micropoints près, les deux autrices choisies ont donné leur accord et dans les prochains jours, nous vous dévoilerons les noms. Un peu de patience, que diable ! Le plaisir n’est-il pas dans l’attente ?


12 03 2022

Quelle période tragique et illisible !
Pourtant, tant qu’il sera possible la maison du Goupillou refusera de céder à la tentation de dire... et puis à quoi bon ! Continuons à accueillir, créer, transmettre... la prochaine résidente sera Emmelyne Octavie comme nous en parlions lors du dernier message. Emmelyne sera chez les goupils le 28 mars pour un mois. Mais, avant de prendre le temps d’écrire et de s’évader, elle sera en représentation dans la région.
 Vendredi 18 mars à 18 h à l’Espace Noriac, Limoges, pour une lecture de « Mère prison ». (Festival les Zébrures d’automne)
 Samedi 19 mars à 20 h à l’Espace Noriac, Limoges pour une lecture musicale de « Battements de mots ». Festival les Zébrures d’automne.
 Mercredi 23 mars à 18 h à l’espace Intermonde, La Rochelle, pour une lecture musicale de « Battements de mots »

Faites-vous plaisir ! Allez-y...

Au fait, encore une info... deux résident(e)s sont en approche... Les goupils vous en parlent très vite !


27 01 2022

Le printemps sera guyanais à la maison du Goupillou !

La nouvelle vient de tomber, elle mijotait depuis quelques temps, peur que ce satané Covid ne vienne jeter nos projets aux orties. Mais l’art semble plus costaud que lui. Emmelyne Octavie sera des nôtres tout au long du mois d’avril. Petit à petit, nous vous dévoilerons des pans de son travail et de sa personnalité. Aujourd’hui, nous vous proposons de la découvrir en lisant un article écrit pour www.agora-francophone.org
La résidence d’écriture est honorée d’être au cœur d’un séjour en métropole qui conduira Emmelyne à Limoges, invitée au festival les Zébrures de printemps et à la Rochelle où elle se produira au Printemps des poètes... terminant son "tour" par un mois d’écriture à la maison du Goupillou.


30/08/2021

L’aurevoir du Goupil à Aneta
Croyez-le si vous voulez mais le goupil qui a su apprivoiser Aneta est venu nuitamment la saluer. Les cartésiens n’en croiront pas leurs yeux en lisant ces lignes mais, alors qu’Aneta passait ici sa dernière nuit pour cette année, l’animal intuitif est venu glapir sous sa fenêtre. Nous ne l’avions jamais entendu auparavant ! Aneta est certainement la personne qui a eu le plus de "relations" avec les renards du Goupillou, nous en sommes ravis et aussi profondément épatés pour ne pas dire émus ! Chacun verra le signe du hasard ou celui d’un mysticisme échevelé, selon ses convictions. Seuls les faits sont rapportés ici.


22 et 23/07/2021

Nelly Vranceanu
© Arnaud Galy

Si la maison du Goupillou se dédie principalement aux manieurs de mots, aux manipulateurs de la langue et aux remplisseurs de pages vierges, elle n’en est pas moins ouverte aux autres expressions artistiques. Nelly Vranceanu, l’administratrice de la MdG n’est-elle pas artiste peintre ? Son atelier n’est-il pas, là, à l’entrée de la maison ? Les peintres y sont donc les bienvenus, aussi.

Comme chaque année depuis 2015, le maître aquarelliste moldave Eugen Gorean est venu animer un stage d’aquarelle. Au diable la COVID. En prenant les précautions d’usage, rien n’a pu priver les stagiaires du bonheur de retrouver Eugen et son épouse Ioanna.


Eugen Gorean à la manoeuvre...
© Arnaud Galy

Pour ce faire, la MdG a migré vers le Repaire de la Vergne, à une poignée de kilomètres du pays des goupils. Le lieu est spacieux, chaleureux et les propriétaires accueillants. Merci Christine et Christian...
Deux jours durant, Eugen n’a pas hésité partager son incroyable expérience. Ce généreux trentenaire nomade, qui de sauts de puces en vols intercontinentaux a exposé ou encadré des stages en France, Belgique, Angleterre ou Hongrie... du Massachusetts à la Chine en passant par Saint Petersbourg était là, chez nous !


14/07/2021


© Aquarelle : Eugen Gorean

L’aquarelle, geste barrière anti-Covid

Qu’importe les virus vicieux et protéiformes, qu’importe le réchauffement climatique qui fait s’abattre sur la maison du Goupillou une température proche du mois de novembre et des giboulées marsiennes, qu’importe l’heureux événement qui s’annonce... comme les grues et les palombes, Eugen et Ioanna sont de retour. Pour le plaisir de tous ceux qui les ont croisés, ne serait-ce que la fraction d’un instant.

Ils ont quitté leur Moldavie voilà plusieurs jours, seront passés par la Bretagne avant de se poser à la maison du Goupillou. Lieu de repos et de travail que le couple affectionne depuis 5 ans maintenant.
Les 22 et 23 juillet, Eugen retrouvera « ses  » stagiaires, connus ou inconnus. Une dizaine, comme il se doit. Il les époustouflera par sa dextérité à manier l’aquarelle de ses mains de maître. Maître qui partage son savoir avec douceur et passion et qui accroche, expose, expédie ses œuvres de la Chine à l’Angleterre, des États-Unis aux Émirats Arabes Unis, de Chisinau à la maison du Goupillou. Les goupils en sont rosés d’émotion !

Dans l’aventure, une fois encore, la maison du Goupillou compte sur de sérieux partenaires. 4 kilomètres à vol d’oiseau et nous voilà au Repaire de la Vergne ou Christine et Christian Allard nous offre un magnifique cuvier en guise d’atelier. Pour clore les deux jours de stage, Eugen installera une exposition de ses nouvelles aquarelles, celles qui sont nées lors des confinements et des tragiques bizarreries de ces 15 derniers mois.

Il y a un mois, la maison du Goupillou et la Forge de la poésie s’ouvraient à une compagnie de théâtre ; fin juin une première résidente inaugurait la chambre des Croquants et depuis elle écrit, écrit, écrit... ; et maintenant, place à l’aquarelle. Et attention, pas n’importe laquelle !

Mais, il ne serait pas correct ni juste, de terminer ce billet sans évoquer la présence de Ioanna Costru. Certes, Eugen lui vole la vedette, car il anime le stage, mais...
mais, Ioanna est aussi pétrie de talent. Un jour, nous l’accueillerons pour animer un stage d’illustration. Elle embarquera ses stagiaires dans l’univers des contes pour enfants qu’elle connait sur le bout des pinceaux. Saperlipopette, ne nous emballons pas, demandons-lui, avant tout si elle serait partante... une question de consentement !

© Aquarelle : Eugen Gorean

17/06/2021
"Suite à la publication du 03/06/2021"

Criminalité, théâtre documentaire et catharsis

La réouverture des théâtres n’est pas seulement une vanne ouverte aux plaisirs, à l’instar des bars, terrasses, restaurants et autres lieux de la convivialité heureuse. Elle permet enfin à la scène de remplir son rôle essentiel au sein de la société : la catharsis. A ce titre, le théâtre documentaire est en première ligne pour purger les passions sociales.

Ce soir, Salle Alcide-Dusolier, au Château Beaurecueil-Forge de la Poésie (Mareuil-en-Périgord), des comédiens moldaves et français ont expliqué leurs démarches : Mihai Fusu, Manon Guillemin et Elsa Briangos ainsi que la traductrice franco-suisse Danny-Aude Rossel et l’artiste-peintre Nelly Vranceanu. Démarches qui sont partagées par nombre de comédiens qui mettent les mains dans le terreau du réel pour y extirper quelques pépites de conscience.

Mihai Fusu est en Moldavie - ainsi que dans d’autres pays comme la France et la Suisse - l’un des représentants les plus emblématiques du théâtre documentaire. Comédien mais aussi metteur en scène et pédagogue, Fusu a notamment œuvré dans un pénitencier moldave réservé aux condamnés à perpétuité pour crimes de sang, afin de former des détenus à jouer Hamlet de Shakespeare. Une vidéo sur cette poignante expérience a illustré le propos du metteur en scène-comédien à la Salle Alcide-Dusolier.

Hommes coupables parmi d’autres hommes coupables
Les détenus se sont aussitôt identifiés aux personnages de cette pièce traversée de sang, de colère, de désir de vengeance, qui n’est pas loin du désir tout court. Ils n’étaient donc pas que des prisonniers oubliés dans un cul-de-basse-fosse moldave dans des conditions indignes, mais des hommes coupables parmi d’autres hommes coupables sur la scène de l’humanité à perpétuité.

Mihai Fusu et son équipe se sont également attaqués à ce fléau qui reste tabou : la pédocriminalité. A la manière d’une enquête journalistique, ils ont interviewé des policiers, procureurs, victimes et pédocriminels, pour réunir et recouper les faits. Puis, ils les ont enchâssés dans un récit théâtral pour en présenter la substantifique moelle.

D’un patchwork de faits, Fusu et les siens ont tissé une vaste tapisserie – où les actes pédocriminels apparaissent de façon cohérente – animée par des personnages qui sont la synthèse des personnes rencontrées lors des enquêtes. Ils forment ainsi des archétypes qui en disent plus de la vérité qu’une masse informe de faits bruts.

La catharsis, une nécessité vitale
Ce faisant, ce théâtre documentaire remonte aux origines du théâtre grec qui provoquait au sein de la société cette catharsis qui lui est vitale (pour approfondir, lire cet article de la revue Recherches en psychanalyse). La « purgation des passions » – définition classique du mot « catharsis » – permet d’extirper les magmas d’ombres qui embourbent la société et de les projeter vers le public en suivant le processus précis de la dramaturgie. Ces magmas sont ainsi placés sous la lumière crue de la conscience collective.
Mais pas n’importe comment, « à la sauvage », comme dans les rézosocieux, ce qui aurait pour effet de nous aveugler, de nous assommer d’images et de propos incohérents nous interdisant toute compréhension des rouages complexes de la société.

Par l’emploi, quasiment rituélique, de la grammaire dramaturgique, ce calamiteux travers nous est épargnés et c’est une vision plus lucide et intelligente de notre monde qui peut être ainsi obtenue.
Le théâtre est plus que le théâtre.

Jean-Noël Cuénod


Mihaï Fusu et Nelly Vranceanu, des retrouvailles ici, à la Forge de la Poésie, au pied de la maison du Goupillou
© Le blogue du Goupil

Un échange attentif et convivial, Jean-Noël Cuenod à la baguette !
© Le blogue du Goupil

03/06/2021

Nous avons le plaisir de vous informer que le 17 juin à 19h chez nos amis de Beaurecueil - Forge de la Poésie, nous recevrons une troupe de théâtre franco-moldave pour une soirée lecture et rencontre :
 Mihai Fusu du Centre d’Art Coliseum, Chisinau (Moldavie)
 Elsa Briongos-Renaud et Manon Guillemin de la Compagnie 5h38, Paris (France)
 Danny Aude Rossel , comédienne et traductrice du "Septième Kafana"-

... autour de la pièce CORPS D’ENFANTS.
« Corps d’enfants » parle des abus sexuels sur les mineurs, de la pédocriminalité, du grooming et du tourisme sexuel sur internet.
Le texte a été construit à partir d’entretiens avec des enquêteurs, des procureurs, des avocats, des juges, des psychologues, des enseignants, des parents, des trafiquants, des agresseurs et d’anciennes victimes.
Il déroule avec finesse précision, sensibilité, les mécanismes d’emprise et de manipulation et vise à informer, alerter et prévenir ce phénomène.
Venez nombreux, Salle Alcide Dusolier - Château de Beaurecueil - Mareuil en Périgord (Saint-Sulpice de Mareuil)
Pour mieux vous accueillir, nous vous serions reconnaissants de bien vouloir vous inscrire :
[email protected]


29/05/2021,

À quelques minutes marche, bottée ou sabotée, de la maison du Goupillou est fièrement dressé le château de Beaurecueil. Lieu qui autrefois forgeait boulets et canons à destination de la flotte royale à Rochefort et qui aujourd’hui forge des mots, avant tout de la poésie, et des chorégraphies. C’est l’entente cordiale entre les goupils et les poètes qui se sont donné comme animal fétiche, la libellule. En ce 29 mai de l’an 2021, c’est fête au château. Les poètes propriétaires, Christine Zwingmann Cuenod et Jean-Noël Cuenod inaugurent la salle Alcide Dusolier, ancien maître des lieux au parcours politique et littéraire des plus brillants.
Sont invités Bernard Lachaise, historien qui vient de publier une biographie d’Alcide Dusolier et Nelly Vranceanu, venue tout droit de la maison du Goupillou exposer ses huiles sur toile et ses graphismes. Une soixantaine de passionnés d’histoire locale et d’art sont au rendez-vous...
Visiteurs qui eurent le bonheur d’assister à une chorégraphie poétique rythmée par « Qui a éteint le feu », recueil de poèmes écrit en 2020 par Jean-Noël Cuenod.
Pour en savoir davantage sur Alcide Dusolier et sur la biographie écrite par Bernard Lachaise.
Inauguration qui sera suivie de bien des dates de rencontres, d’échanges et de libre cours à la créativité...



Photo et vidéo : © Le blogue du Goupil